Bonsoir ,
Bien sûr, on peut comprendre la position de Sonia, précédemment : l'amour et l'inquiétude resteront de mise, l'absence peut devenir plus étouffante que la présence .
Mais il y a des limites : je vous sens très très éprouvée, vous réfléchissez à ce qu'il faudrait faire, vous semblez culpabiliser ?
Vous ne précisez pas votre âge de maman, mais serait-il exagéré de supposer que vous avez eu cet enfant tardivement, un " cadeau " inespéré, votre enfant unique, la prunelle de vos yeux, et que vous l'ayez donc adulé, laissé tout faire, tout permis, sans jamais pouvoir ni vouloir lui imposer quoi que ce soit ?
Vous dîtes : " on ne sait plus comment lui faire plaisir ", " quand on lui parle trop vivement ", " nous sommes trop vieux " ... !
Alors, bien sûr, il y a des âges plus difficiles que d'autres, et il faut à tous parents une bonne dose de patience et de tolérance pour "passer le cap " . Toutefois, il n'est pas permis de se conduire comme le fait votre fils, aucun des miens n' aurait ou oserait faire ou dire la moitié du quart du tiers de ce qu'il vous fait vivre (24,20 et 15 ans) .
Toute une éducation où il a pu être l'enfant-roi l'a rendu ainsi, ce n'est pas une question de génération, mais une question sans doute de " tout permis " . Or, tout gamin a besoin qu'on lui pose un cadre, qu'on lui impose des règles, qu'on les fasse respecter, et s'il faut lui " parler vivement ", il n'y a pas à hésiter quand il le faut, si l'on doit prendre des décisions qui ne lui plairont pas mais qu'il a manifestement mérité, il n'y a pas à hésiter ! Etre ferme, juste mais incontournable apporte aux enfants la sécurité de ce " cadre " dans lequel il doit évoluer ; le priver de limites, pour le rendre "heureux", c'est en fait le laisser être perdu devant tout un inconnu, sans sécurité . Et c'est ce malaise qui le rend ainsi, agressif, presque délinquant, irrespectueux envers vous ( et forcément envers les autres !), il n'a aucun repère ! il n' est pas "malade", ( c'est encore lui chercher des excuses !), il ne sait pas ce que sont des règles de vie à respecter !
Il est sans doute tard pour revenir là-dessus, mais il en va de votre santé, de votre moral, de votre vie quotidienne, et il est peut-être temps de lui dire " NON " ! Stop, nous n'acceptons plus tes comportements, tes paroles, ta violence, etc ... Ou tu changes, et comprends que nous sommes tes parents, et non tes punching balls, et nous te donnons ..x mois pour nous le prouver, ou tu devras quitter la maison et vivre ta vie, nous ne t'aiderons financièrement que si tu nous montres des projets sérieux, une prise en charge de toi-même . Cette soudaine fermeté, pour lui, sera nouvelle, il va se rebeller, n'y étant pas habitué, mais il va aussi y réfléchir, peut-être !
Surprotéger les enfants sans les préparer au départ inévitable du nid n' est pas une question de "génération trop ancienne, ma mère dit la même chose de moi à 16 ans, que je dis des miens, qui eux aussi diront la même chose des leurs ! Prenez une position déterminée, ne faiblissez pas, montrez vous le "bloc" des parents, il va sans doute hurler, être très en colère, mais si vous ne cédez pas à ses caprices, vous en remerciera sous peu, si vous le placez devant ses responsabilités et qu'il doive y réfléchir, se confronter à la vie réelle et cruelle !
Par contre, pour ne pas vous culpabiliser ( vous serez inquiets, vous pourriez craquer, c'est complètement compréhensible, mais il vous faut tenir votre position de parents !), père comme mère, rester soudés face à lui, et comprendre que vous agissez pour son bien à lui, en vous opposant enfin à lui, n'hésitez pas à faire appel à une association près de chez vous, il y en a de multiples dans chaque ville, faites-vous aider, parlez-en à votre médecin, qui pourrait vous orienter aussi sur des associations, des groupes de parents déboussolés et inquiets .
Si, par chance, passait par ici Sophiag, n'hésitez pas à dialoguer, elle vous serait d'une aide indiscutable, car "pointue" sur comment rester " disponible et aimant " pour son enfant, tout en l'obligeant à respecter les autres et lui-même, donc !
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.... 3 zygomatiques suffisent pour sourire ....
§ même au plus bas, on devrait bien y arriver §