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IDEM pour un terrain
Encadrement de la promesse de vente conclue entre un particulier et un professionnel de l'immobilier à compter du 1er juillet 2009
Un opérateur immobilier ou un aménageur fait généralement signer au vendeur une promesse de vente par laquelle il prend à l'avance des positions foncières qui lui permettront de développer son projet. Toutefois, cette pratique présente deux inconvénients puisque, d'une part, ces promesses entretiennent de fausses espérances chez les propriétaires individuels mal conseillés qui sont de nature à les léser, et d'autre part, bloquent pendant des durées déraisonnables les biens immobiliers et maintiennent artificiellement des niveaux de prix.
Pour pallier ce problème, toute promesse de vente consentie par une personne physique pour une durée supérieure à un délai raisonnable, sera à l'avenir non valable si elle ne fait pas l'objet d'un acte notarié, et si elle ne comprend pas le versement d'une somme ou d'une caution qui engage le professionnel.
En effet, l'article 116 de la loi (n°2009-323) du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion, insère dans le Code de la construction et de l'habitation deux nouveaux articles - L290-1 et L290-2 - selon lesquels "toute promesse de vente ayant pour objet la cession d'un immeuble ou d'un droit réel immobilier, dont la validité est supérieure à 18 mois, ou toute prorogation d'une telle promesse portant sa durée totale à plus de 18 mois est nulle et de nul effet si elle n'est pas constatée par un acte authentique, lorsqu'elle est consentie par une personne physique.
La promesse de vente prévoit, à peine de nullité, une indemnité d'immobilisation d'un montant minimal de 5% du prix de vente, faisant l'objet d'un versement ou d'une caution déposés entre les mains du notaire".
Ces nouvelles dispositions sont applicables aux promesses de vente consenties à compter du 1er juillet 2009.
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