Sauf que la clause de droit de retour est une faculté, et ce dans toutes les donations. Le donateur est libre d'inscrire toutes les clauses qu'il souhaite à condition qu'elle respecte les règles légales et qu'elles ne soient pas contraires aux bonnes mœurs principalement.
Donc, vous êtiez déjà dans le faux... Quoique vous venez de vous reprendre un peu en précisant en l'absence de volonté du donateur en ce sens.
Donc, vous admettez maintenant qu'une telle clause n'est pas toujours stipulée (faut savoir... c'est soit blanc, soit noir, et non gris).
Sur le prétendu manquement, une telle clause étant une faculté (regarder votre article, vu que vous me le soumettez, le donateur "
pourra"), il sera très difficilement possible d'admettre un manquement grave de ses obligations de conseil (pas impossible, selon les cas, j'avoue...)
Il ne manquera à son devoir de conseil que s'il ne met pas en garde le client des conséquences et des risques de l'acte qu'il authentifie. Et la nuance est certes légère, mais elle demeure.
Le notaire n'est pas tenu de faire un listing de toutes les clauses possibles. Toutes les clauses légales et non contraires aux bonnes mœurs sont envisageables. Et il y en a très certainement des centaines et des centaines...
Il peut le faire, sur les clauses dites habituelles (tel le droit de retour, l'inaliénabilité, dispense de rapport...), et d'ailleurs, nombre de ses clauses figurent dans des contrats types.
En cas de litige, le donateur serait bien mal placé à se prévaloir de l'existence des articles 951 et 952 sachant que la définition de la donation est un dépouillement actuel et irrévocable. Et de surcroit, maintenant qu'il existe le droit de retour légal au profit des pères et mères.
mal un notaire recevoir une donation au profit d'un enfant sans héritier
Au passage (ce qui m'interpelle sur vos connaissances), cet enfant a des héritiers. En l'absence de descendants, les héritiers sont les père et mère ; les frères et sœurs vivants ou représentés (sauf libéralités contraires).
Vous vouliez dire en l'absence de descendants, je suppose. Mais employé un terme à la place d'un autre entraîne une erreur juridique. Et vous n'engagez pas votre responsabilité pour manquement grave à un devoir d'information, voyez le bon côté ^^