Bonjour,
La notion de réserve est d'ordre public, il s'agit d'un dogme en droit,
Les dispositions du code des assurances ne peuvent être qu'un accessoire, face à ce principe de droit absolu.
Le contrat d'assurance vie ne sera pas opposable aux héritiers dans l'hypothèse ou les primes seraient trop importantes par rapport à l'actif de succession. Toutes les ouvrages de droit le précisent bien.
Il y a une jurisprudence abondante à ce sujet, et souvent un sujet de contestations.
La qualification du bénéfice d'une assurance-vie pose aujourd'hui de graves difficultés qui tiennent à la loi aux lacunes de la loi du 13 juillet 1930, et la diversification des produits d'assurance-vie, en effet certains contrats sont purement aléatoires et d'autres contrats ne sont que des produits d'épargne, où les sommes versées par l'assureur ne représententjamais que le total des primes payées, majoré des produits financiers et diminué des frais de gestion.
Si les primes étaient manifestement exagérées par rapport à l'acte de communauté, chaque époux ne pouvait pas signer seul le contrat, mais les deux signatures étaient obligatoires, (arrêt de la Cour de cassation - 1ère civ. 31 mars 1992).
Bien à vous,