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Frais de trajet et frais de repas

ADHL, le samedi 29 mars 2008 à 15:45:43 
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Bonjour,


Je souhaiterais quelques précisions concernant les frais de repas et indirectement les frais de trajet, je ne trouve pas les textes très précis sur ces points et vous pourre peut-être m'aider à y voir plus clair et ce, afin d'éviter de commettre des erreurs.

Concernant les frais de trajet et la justification de deux allers-retours, par "impossibilité de se restaurer sur place", faut-il comprendre qu'il n'y a pas de cantine d'entreprise ou qu'il n'y a aucun restaurant alentour ?

D'autre part, la déduction des frais de repas en l'absence de justificatif, est possible "en l'absence de cantine, éloignement du domicile etc." : que faut-il entendre par éloignement du domicile, à partir de quel kilométrage peut-on considérer que l'on est éloigné de son domicile ? Et nous en revenons au point précédent : que faut-il entendre par absence de cantine ?


Merci d'avance pour toutes ces précisions,

1

ericRg, le dimanche 30 mars 2008 à 18:02:44
  • +5

Il n'y pas vraiment de règle précise pour la distance. Si vous ne pouvez pas rentrer chez vous à midi, cas généralement pour tous les salariés sauf s'ils habitent vriament près de leur bureau, vous pouvez déduire vos frais de repas (cantine ou restaurant). C'est tout simple...

Répondre à ericRg

2

flocroisic, le dimanche 30 mars 2008 à 18:11:51
  • +1

Les frais de cantine ne sont pas déductibles sauf s'ils dépassent le montant du forfait de 4 et quelques euros.
Si c'est le cas, en cas de cantine seule la différence est déductible.

Si pas de cantine et vous allez au resto , 2 solutions :
- vous gardez vos notes et là, vous pouvez déduire la difference entre la note et le forfait
- vous n'avez pas conservé les notes : le forfait est déductible

Répondre à flocroisic

6

ADHL, le dimanche 6 avril 2008 à 21:45:44

Bonsoir flocroisic,

Toujours à la recherche d'une réponse, j'ai remarqué que vous étiez présent sur de nombreux forum, vous semblez maîtriser le sujet, pouvez-vous m'éclairer ?

Je résume, au risque de me répéter, je parcours 22 km aller-retour pour me rendre sur mon lieu de travail, j'ai la possibilité de rentrer déjeuner à mon domicile à midi (mais chaque minute est comptée et c'est vraiment ce que l'on peut qualifier de "déjeuner sur le pouce").
Le repas de midi n'est bien entendu dans ce cas pas déductible puisqu'il s'agit de dépendance à caractère personnelle mais si j'ai réalisé cet aller-retour pour rentrer déjeuner, c'est bien pour les besoins de mon activité (sans activité professionnelle, je me serais trouvée à domicile pour déjeuner), or le second aller-retour n'est pas déductible.

Par contre, quelqu'un qui n'a pas matériellement le temps nécessaire pour rentrer déjeuner à son domicile, n'aura bien entendu pas à sa charge ce second aller-retour mais en plus la possibilité de déduire les frais de repas supplémentaire (par rapport au prix d'un repas pris à domicile).

Ai-je mal interprété les textes, ai-je d'autres possibilités ou est-ce une injustice ?

Merci d'avance

Répondre à ADHL

22

banban, le mardi 13 janvier 2009 à 22:46:07
  • +1

Bonjour, est-ce qu'une salle avec juste un micro onde et un frigo est considéré comme cantine?

Répondre à banban

3

ADHL, le dimanche 30 mars 2008 à 20:30:23

Bonsoir et merci pour vos réponses,

Je suis tout de meme assez surprise car j'ai toujours lu qu'un seul aller-retour était admis en terme de déduction.

Plus concrétement, je parcours 22 kms aller-retour pour me rendre sur mon lieu de travail, je n'ai pas de cantine sur mon lieu de travail mais des restaurants à proximité, j'ai la possibilité de rentrer chez moi le midi, c'est très juste niveau timing mais faisable, l'administration admettrait-elle dans ce cadre, une déduction pour un deuxième aller-retour ?

Cela fait très longtemps que cette question me préoccupe et je n'ai jamais réussi à trouver une réponse précise.

Si je rentre chez moi et que je n'ai pas le droit de déduire un deuxième aller-retour, je suis désaventagée par rapport à ceux qui reste manger près de leur lieu de travail puisque je ne peux de toute façon en rentrant chez moi pas déduire non plus de frais de repas.

D'autant plus que le prix du carburant ne cesse d'augmenter....


Merci pour votre aide

Répondre à ADHL

4

ADHL, le lundi 31 mars 2008 à 21:36:30

Bonsoir,

Là où il y a incohérence selon moi, si je n'ai pas fait d'erreur d'interprétation, c'est que si je peux rentrer chez moi pour déjeuner, je ne peux pas déduire de frais de repas mais je ne peux pas non plus déduire un deuxième aller-retour alors que ceux qui ne peuvent pas rentrer chez eux peuvent déduire leur frais de repas ????

Or si je suis éloignée de mon domicile pour prendre mon repas, c'est bien "à cause" de mon activité professionnelle alors que ceux qui prennent leur repas à proximité de leur lieu de travail (s'ils ne peuvent pas rentrer chez eux) peuvent déduire leur frais de repas et font en plus l'économie de cet aller-retour.

Car pour pouvoir déduire un second aller-retour, il faut visiblement pouvoir le justifier et le fait de rentrer manger n'en fait pas partie !

Donc bilan, je ne peux pas déduire un second aller-retour, mais je ne peux pas non plus prendre mes repas à proximité et déduire mes frais de repas puisque (même si c'est un peu juste) j'ai la possibilité de rentrer chez moi ???

Erreur d'interprétation de ma part ou injustice ?

Voici un texte trouvé sur internet :

"Oct 21, 2007
Impôt sur le revenu: frais réels et déduction des frais de transport

Les salariés qui ont exercé une option pour la déduction de leurs frais professionnels réels ne sont pas, en principe, autorisés à déduire les frais de transport correspondant au deuxième aller-retour entre leur domicile et leur lieu de travail, sauf s'ils justifient de circonstances particulières les obligeant à ce deuxième trajet.

L'administration précise que les contribuables qui ne disposent pas sur leur lieu de travail, ou à proximité, d'un restaurant d'entreprise ne sont pas autorisés à déduire les frais correspondant à un deuxième aller-retour quotidien s'ils n'établissent pas l'impossibilité de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité par d'autres moyens à un prix comparable, et en tout état de cause inférieur à celui qui résulterait d'un second aller-retour.

Réponse Zimmermann publiée au JO du 9 octobre 2007, AN quest. p. 6154"


Et sur ce site :

"Quel que soit le mode de transport, les frais de trajet entre le lieu de travail et le domicile sont déductibles dans la limite d'un aller-retour par jour.
. Dans certaines circonstances, assez rares, un second aller-retour est autorisé pour aller déjeuner au domicile. Motifs admis par l'administration : problèmes personnels de santé, présence au domicile de personnes exigeant l'assistance du contribuable, impossibilité de se restaurer sur place, horaires atypiques."


Pouvez-vous m'aider à y voir plus clair ?

Répondre à ADHL

5

ADHL, le jeudi 3 avril 2008 à 22:30:57

Pouvez-vous m'aider à y voir plus clair ?

Répondre à ADHL

7

wallou_c, le dimanche 11 mai 2008 à 07:37:32

Bonjour,
avez-vous eu une réponse à votre question, je suis dans le même cas que vous. 24 kilométres aller-retour et 2h pour déjeuner.
Merci

Répondre à wallou_c

8

ADHL, le dimanche 11 mai 2008 à 21:10:16

Bonsoir,


Malheureusement, aucune réponse depuis.
Je trouvais effectivement surprenant d'être la seule dans cette situation et que le sujet n'intéresse personne d'autre...

Au risque de me répéter soit j'ai mal interprété les textes soit ils sont en ce qui nous concerne profondément injuste....car la différence entre nous et ceux qui restent déjeuner autour de leur lieu de travail (ayant quelques kilomètres de plus à parcourir pour rentrer chez eux) c'est ce deuxième aller retour qui reste à notre charge et étant donné le prix du carburant aujourd'hui, ce n'est pas négligeable...

Que faire ?

Répondre à ADHL

9

Francky, le mardi 13 mai 2008 à 12:53:13

Vous avez tous de bon arguments sur ce sujet...déduiser les deux aller-retours en justifiant le fait que le système n'est pas équitable pour chacun...ou bien vous déduisez un aller-retour plus 4.20€ de repas par jour...

Franck

Répondre à Francky

10

ADHL, le mardi 13 mai 2008 à 23:00:25

Bonsoir,

Pas équitable, nous sommes bien d'accord, mais je ne crois pas que ce soit si simple.

L'administration applique les textes donc je ne voudrais pas courir le risque d'un redressement...

Petit extrait :
"Vous pouvez déduire vos frais de repas si :

vous êtes obligé de prendre vos repas hors de chez vous, notamment lorsque la durée de la pause méridienne ou la distance entre votre lieu de travail et votre domicile ne vous permet pas de rejoindre ce dernier pour déjeuner

et vous ne disposez pas de possibilité de restauration collective sur votre lieu de travail.
Dans ce cas, les dépenses de frais de nourriture sont évaluées à 4,20 € par repas en 2007."

Autrement dit, si vous le pouvez, vous devez rentrer chez vous pour déjeuner et aucune déduction ne sera possible, non ?

Les frais de repas constitue une dépense d'ordre personnel, sur ce point rien à redire mais dans une même entreprise, ceux qui ont un nombre supérieur de kilomètres à parcourir, ne rentrerons pas chez eux (donc pas de second aller-retour à leur charge) et pourront déduire leurs frais supplémentaires de repas : coût réel du repas diminué 4,20 € (évaluation des dépenses de frais de nourriture par repas en 2007).

Ce qui me surprend, c'est que les textes ne devraient pas favoriser les uns aux détriments des autres, à moins que certains aspects ne m'ai échappé...

Il doit bien y avoir une solution mais laquelle ?

Répondre à ADHL

11

Titouan74, le mercredi 11 juin 2008 à 15:56:44

Bonjour,

Effectivement , difficile à comprendre:
1 ) Si le salarié travaille à 50 km de son domicile, il supporte quotidiennement des frais de déplacement entre son domicile et son lieu de travail, pour un aller-retour de 100 km ;
mais selon l'article 83-3° du code général des impôts « la déduction admise porte sur les quarante premiers kilomètres » si je comprends bien c'est quotidiennement pour le ou les aller-retour,
or l'administration admet la déduction de frais pour 80 km : aller du matin + retour du soir.
2 ) Si le salarié travaille à 10 km de son domicile et rentre déjeuner à son domicile, il supporte quotidiennement des frais de déplacement pour 40 km AR entre son domicile et son lieu de travail,
l'article 83-3° du code général des impôts admet bien la déduction portant sur les quarante premiers kilomètres sans que soit exclu l'AR pour rentrer déjeuner au domicile,
mais le Conseil d'Etat refuse la déduction des frais d'aller-retour de midi parce qu'ils ne sont pas inhérents à la fonction ou à l'emploi, dans ces conditions il devrait également refuser la déduction des frais de déplacement entre le domicile et le lieu de travail pour l'aller du matin et le retour du soir car ces frais ne sont pas inhérents à la fonction ou à l'emploi.

Bon courage pour comprendre Titouan74

Répondre à Titouan74

12

ADHL, le mercredi 11 juin 2008 à 21:06:44

Bonsoir Titouan74,

Nous sommes donc bien d'accord pour dire qu'il y a là une certaine incohérance et surtout une profonde injustice entre les contribuables.

Ce qui m'échappe, c'est que pour moi l'aller-retour du midi est bien inhérent à l'emploi car si je suis éloignée de mon domicile pour déjeuner et dans l'obligation d'effectuer ce second aller-retour, c'est bien pour les besoins de mon emploi !

Il aurait peut-être plus judicieux et plus équitable, selon moi, de raisonner simplement en kilomètrage et non pas en aller-retour : que l'administration admette la déduction d'un kilométrage donné par journée de travail : ceux qui ne rentre pas chez eux le midi peuvent de toute façon déduire leur frais supplémentaires de repas et les autres pourraient ainsi déduire le second aller-retour.

Etant donné la flambée du carburant, cela devient réellement un problème !


Concrètement que faire ?

Répondre à ADHL

13

Titouan74, le mardi 17 juin 2008 à 13:23:47

Bonjour ADHL,

Concrètement que faire ? Deux solutions:

1 ) Accepter la jurisprudence constante du Conseil d’Etat qui dit que le salarié qui a la possibilité de rentrer déjeuner à son domicile ne peut pas déduire les frais supplémentaires de repas pris à l’extérieur et que s'il rentre déjeuner à son domicile il ne peut pas déduire les frais de second aller-retour s’il ne fait état d’aucune circonstance particulière justifiant ce retour.
2 ) ou la contester , après avoir échoué devant le Centre des impôts, le Tribunal administratif et la Cour administrative d’appel vous pourrez demander au Conseil d’Etat de réviser sa position , vous aurez à supporter des honoraires d’avocat , pour un gain d’impôt de l’ordre de 200 € / an , avec peu de chances d’avoir gain de cause car les juges ne se déjugeront pas .

En effet, l’article 83-3° du code général des impôts admet en déduction :
Les frais inhérents à la fonction ou à l’emploi lorsqu’ils ne sont pas couverts par des allocations spéciales , c’est à dire les frais occasionnés par l'exercice même de l'activité professionnelle et qui, spécifiques à cette activité, sont exposés par le salarié directement dans l'intérêt de l'entreprise, frais qui ne sont pas couverts par la déduction forfaitaire de 10 % prévue à l'article 83-3° du CGI.
Mais également les frais professionnels courants , dont les frais réels de déplacement de moins de quarante kilomètres entre le domicile et le lieu de travail, ( sans exclure l’aller-retour de midi et sans lier les frais réels de déplacement à l'existence d'une possibilité de restauration sur place ) , c'est-à-dire ceux qui sont généralement nécessités par l'exercice de la fonction rémunérée et qui sont couverts par la déduction forfaitaire de 10 %.
En allant sur légifrance ; droit français :les bulletins officiels ; impôts ; la documentation de base par référence ; phase 1 : 5 FP ; Phase 2 : 5 F 115 , vous trouverez la distinction entre frais professionnels courants N° 11 et frais professionnels inhérents à la fonction ou à l’emploi N° 12.

Toutefois, suivant sa doctrine constante, le Conseil d’Etat n’admet en déduction que les frais inhérents à la fonction ou à l'emploi lorsqu'ils ne sont pas couverts par des allocations spéciales et juge qu’exceptionnellement pour la seule application de l’article 83-3°du code général des impôts , les frais réels de déplacement de moins de quarante kilomètres entre le domicile et le lieu de travail sont inhérents à la fonction ou à l’emploi pour l'aller du matin et le retour du soir et le deviennent pour l’aller-retour du midi si le salarié fait état de circonstances particulières telles que problèmes personnels de santé ou de l'existence, au domicile, de personnes nécessitant leur présence, ou encore qui ne peuvent se restaurer à proximité de leur lieu de travail (Réponse ministérielle Dumont, J.O. débats AN du 12 janvier 1998, p. 193, n° 3589).

Bon courage à vous Titouan74

Répondre à Titouan74

14

ADHL, le mardi 17 juin 2008 à 15:05:44

Bonjour Titouan74,

Je crois qu'entre accepter ou contester le choix est clair....

Savez-vous s'il arrive parfois que les positions du Conseil d'Etat soit revues ?

Il me semble que la déduction des frais kilométriques telle qu'elle s"effectue actuellement existe depuis longtemps ou il y-a-t-il eu des variantes ? Son mode de calcul pourrait-il être reconsidéré avec la flambée du carburant ?

Vous précisez également que le deuxième aller-retour est admis en déduction lorsque l'on a pas la possibilité de se restaurer à proximité de son lieu de travail, mais, il me semble, à moins d'avoir fait une erreur d'interprétation que si j'ai de toute façon j'ai le temps de rentrer, je n'ai pas d'autres choix, je dois rentrer à mon domicile déjeuner et la possibilité de me restaurer à proximité avec déduction des frais supplémentaires de repas ne m'est pas offerte...

Merci de vos éclaircissements,

Bien cordialement,

ADHL

Répondre à ADHL

15

Titouan74, le vendredi 20 juin 2008 à 09:19:02

Bonjour ADHL,

Je vais essayer d'apporter les réponses ,

1 ) En droit, seul le Conseil d'Etat peut remettre en cause sa propre jurisprudence mais c'est rare , la procédure est longue et onéreuse ce qui dissuade le salarié qui rentre déjeuner à son domicile et qui dispose sur son lieu de travail ou à proximité d'une cantine ou d'un restaurant d'entreprise.

2 ) En fait, le Ministre fait le maximum pour réparer l'erreur de droit, il est obligé de respecter la décision du juge:légifrance ; droit français ; jurisprudence administrative ; juridiction : cour administrative d’appel ; N° 03BX01654 « A cet égard, la circonstance que les contribuables ne disposent pas sur leur lieu de travail ou à proximité d'une cantine ou d'un restaurant d'entreprise n'est pas de nature, à elle seule, à justifier la déduction des frais d'un second aller et retour  » mais ajoute:Réponse Zimmermann: légifrance ; assemblée nationale questions au gouvernement ; XIII ème législature ; question N° 3104 : «  si les intéressés n'établissent pas, par ailleurs, l'impossibilité de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité par d'autres moyens à un prix comparable et, en tout état de cause, inférieur à celui qui résulterait du second aller et retour. »
Sachant que le prix d'un repas dans une cantine ou un restaurant d'entreprise coûte environ 5 € et que le prix d'un aller-retour varie d'environ 5€ pour 10 km AR à 10€ pour 40km AR, en principe, personne ne contestera qu'il est impossible de déjeuner dans les mêmes conditions dans un restaurant, cafétéria etc...à moins de 10€.

Exemple sur 24 km AR:
Première condition: le salarié ne dispose pas sur son lieu de travail ou à proximité d'une cantine ou d'un restaurant d'entreprise,
seconde condition: il est dans l'impossibilité de se restaurer dans une cafétéria etc.. à moins de 6,66€
( 235 jours par an , travaillant à 12km du domicile ,pour un véhicule de 5cv les frais correspondant à un aller-retour: 24km = 2668€ et pour 2 aller-retour:48km = 4235€, l'aller retour de midi coûte 4235 – 2668 = 1567/235 = 6,66€/jour

Quand il y a une cantine ou un restaurant d'entreprise sur leur lieu de travail ou à proximité:
le problème reste entier, l'administration dit au salarié de rentrer déjeuner chez lui et refuse la déduction des frais de second aller-retour s' il ne justifie pas ce retour au domicile par des circonstances particulières , cas notamment des contribuables qui justifient de problèmes personnels de santé, de l'existence, à leur domicile, de personnes nécessitant leur présence, d'horaires atypiques de travail, par exemple des heures de travail réparties en début ou fin de journée
Seul le Conseil d'Etat pourrait dire:
- les frais d'aller-retour de midi sont des frais professionnels courants , c'est-à-dire ceux qui sont généralement nécessités par l'exercice de la fonction rémunérée et qui sont couverts par la déduction forfaitaire de 10 %.
- les frais professionnels courants sont admis en déduction par l'article 83-3° du code général des impôts.
- ledit article admet en déduction les frais de déplacement de moins de quarante kuilomètres entre le domicile et le lieu de travail, sans exclure l'aller-retour de midi et sans poser la question de savoir si le salarié dispose ou pas sur son lieu de travail ou à proximité d'une cantine ou d'un restaurant d'entreprise .

3 ) En l'état actuel de la jurisprudence tant administrative que juridictionnelle, invoquer la hausse du prix du carburant pourrait se retourner contre le salarié, si par exemple pour 24km AR le prix double et passe de 6,66€ à 13,32 €, l'administration peut trouver une possibilité de restauration à 13€ à proximité du lieu de travail du salarié alors qu'il n'en existe pas à 6,66€.

Bien cordalement Titouan74

Répondre à Titouan74

17

ADHL, le samedi 21 juin 2008 à 14:39:20

Bonjour Titouan74,

En fait, plus je réfléchis plus cela devient confus : dans mon message d'hier je me posais certaines questions concernant votre dernière réponse et aujourd'hui, je vois une autre interprétation possible : quelle est la bonne interprétation ?

Toujours dans l'exemple que vous avez pris pour les 24 kms aller-retour, le second aller-retour serait déductible s'il est possible d'apporter la preuve que nous sommes dans l'impossibilité de nous restaurer sur le lieu de travail ou à proximité à moins de 6,66 € ?

Et dans l'affirmative, comment apporter cette preuve ?

Merci de votre aide,

Bien cordialement

Répondre à ADHL

16

ADHL, le vendredi 20 juin 2008 à 17:55:41

Bonjour Titouan74,

Les 6,66 € pour se restaurer que vous évoquez dans votre exemple constituent-ils les frais supplémentaires de repas ou le prix total du repas ?

Car ces 6,66 € constitue des frais supplémentaires par rapport au repas pris à domicile qui reste bien entendu à la charge du salarié.

Donc dans cet exemple précis, le salarié pourrait déjeuner dans un restaurant à proximité de son lieu de travail, même s'il a la possibilité de rentrer chez lui, s'il arrive à se restaurer pour moins de 10,86 € (6,66 + 4,20) et aurait ainsi la possibilité de déduire 6,66 € de frais supplémentaires de repas ??????

Je suis un peu perdue et c'est vraiment très aimable à vous de nous apporter quelques éclaircissements.

Cordialement

Répondre à ADHL

18

Titouan74, le lundi 23 juin 2008 à 22:34:29

Bonjour ADHL

Si j’ai bien compris la doctrine actuelle, voici quelques éclaircissements : quand le salarié peut rentrer déjeuner à son domicile on ne parle plus de déduction de frais supplémentaires de repas pris à l'extérieur, quand le salarié ne peut pas rentrer déjeuner à son domicile on ne parle plus de second aller-retour.

I / Le salarié peut rentrer déjeuner à son domicile :

1 ) Il n’a pas le droit de déduire des frais supplémentaires de repas pris à l’extérieur.

2 ) sous certaines conditions il peut déduire des frais de second aller-retour 
- a ) Le salarié dispose d’une cantine ou d’un restaurant d’entreprise sur son lieu de travail ou à proximité: Il n’a pas le droit de déduire des frais de second aller-retour.
- b ) Le salarié ne dispose pas d’une cantine ou d’un restaurant d’entreprise sur son lieu de travail ou à proximité: Il peut déduire des frais de second aller-retour à condition d’apporter la preuve qu’il lui est impossible de se restaurer à un prix inférieur à celui d’une cantine ( exemple 5 € ) ou à celui d’un second aller-retour (exemple 6,66€ ) retenir le plus élevé des deux : 6,66€ donc qu’il lui est impossible de se restaurer à moins de 6,66€

II / Le salarié ne peut pas rentrer déjeuner à son domicile :

1 ) Il n’a pas le droit de déduire des frais de second aller-retour.

2 ) sous certaines conditions il peut déduire des frais supplémentaires de repas pris à l’extérieur 
a) Le salarié dispose d’une cantine ou d’un restaurant d’entreprise sur son lieu de travail ou à proximité.
Il ne peut pas déduire le montant forfaitaire de 4,20€
Il peut déduire les frais supplémentaires de repas pris à la cantine ou dans un restaurant, cafétéria ..avec justificatifs.Exemple cantine 5 – 4,20 = 0,80€ cafétéria : 11,20 – 4,20 = 7€
b ) Le salarié ne dispose pas d’une cantine ou d’un restaurant d’entreprise sur son lieu de travail ou à proximité
Il peut déduire
soit le montant forfaitaire de 4,20€ sans justificatifs
soit les frais supplémentaires de repas pris dans un restaurant, cafétéria ..avec justificatifs.
Exemple :cafétéria : 11,20 – 4,20 = 7€

La réponse Zimmermann demande à être complétée:

« A cet égard, la circonstance que les contribuables ne disposent pas sur leur lieu de travail ou à proximité d'une cantine ou d'un restaurant d'entreprise n'est pas de nature, à elle seule, à justifier la déduction des frais d'un second aller et retour si les intéressés n'établissent pas, par ailleurs,
l'impossibilité de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité par d'autres moyens
à un prix comparable
et, en tout état de cause, inférieur à celui qui résulterait du second aller et retour. »

Je ne sais pas répondre à certaines questions car je n’ai pas trouvé de jurisprudence, la réponse Zimmermann est trop récente, il faudrait demander au Ministre de compléter sa réponse .

1 ) Quel est le prix comparable à celui d’une cantine ? dans mon cas je dispose d’une cantine à 5 € mais ce n’est pas une règle, il faudrait demander au Ministre de préciser le montant à retenir .
En revanche, chaque salarié peut calculer le prix d’un aller-retour de midi.
2 ) Que faut-il entendre par possibilité de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité par d'autres moyens qu’une cantine ou restaurant d'entreprise ? je pense qu’il s’agit d’un restaurant, cafétéria.. mais pour éviter tout risque de redressement fiscal il faudrait poser la question au Ministre.
3 ) Comment démontrer qu’il est impossible de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité par d'autres moyens à un prix comparable ( exemple 5€ ) et, en tout état de cause, inférieur à celui qui résulterait du second aller et retour ( exemple 6,66€). Je ne sais pas démontrer l’impossible , je pense qu’il est impossible de se restaurer dans une cafétéria à moins de 10 € pour une entrée + un plat + un dessert alors que c’est possible à 5 € dans une cantine, mais il faudrait demander au Ministre si c’est suffisant comme preuve et dans la négative lui demander de préciser ce qu'il attend comme preuve d’impossibilité.

Bien cordialement Titouan74

Répondre à Titouan74

19

ADHL, le lundi 23 juin 2008 à 23:41:29

Bonsoir Titouan74,

Merci infiniment pour vos réponses qui effectivement m'aident à y voir plus clair mais indéniablement, comme vous le précisiez de nombreuses interrogations subsistent...

Ces questions trouveront-elles une réponse car elles doivent nécessairement intéresser d'autres contribuables.

En ce qui nous concerne, nous ne disposons pas de cantine ou de restaurant d'entreprise sur notre lieu de travail.
Le coût du second aller-retour est de 6,80 € en ce qui me concerne et 7,33 € pour mon mari.
Nous pouvons évidemment trouver alentour des cafétarias ou des restaurants mais là se posent les questions que vous évoquiez au point 2 et 3....

Les textes étant relativement complexes et nombreux, il n'est pas aisé de les comprendre et donc encore moins de solliciter le ministre pour obtenir des réponses sur lesdits textes....

Pourtant, je suis convaincue qu'il serait souhaitable que ces questions trouvent des réponses...

Bien cordialement

Répondre à ADHL

20

ADHL, le dimanche 6 juillet 2008 à 20:50:35

Bonsoir,

J'ai contacté la députée de ma circonscription afin qu'elle interroge le ministre à ce propos.

J'espère que nous obtiendrons des réponses....


Cordialement

Répondre à ADHL

23

Titouan74, le lundi 19 janvier 2009 à 10:00:47

Bonjour ADHL,

Article 83-3° du code général des impôts : Frais réels des salariés, déduction d’un second aller-retour .
Avez-vous reçu une réponse de votre député ?
Depuis mon dernier courrier j’ai déjeuné dans une dizaine de cafétérias, restaurants, restauration rapide etc…et dans mon cas, le moins cher pour 1 entrée + 1 plat + 1 dessert coûte 12 € .
En conséquence, jusqu’à une distance de 20km, de nombreux salariés qui rentrent déjeuner chez eux devraient pouvoir déduire les frais d’un second aller-retour, sauf si l’administration apporte la preuve qu’ils peuvent se restaurer à un prix inférieur.
Pour l’année 2008, j’ai fait un calcul sur la base de 225 jours de travail pour un salarié qui ne dispose pas de cantine ou de restaurant d’entreprise sur ou à proximité de son lieu de travail, qui rentre déjeuner à son domicile distant de 20km en utilisant sa voiture de 6cv. Dans ces conditions le salarié supporte des frais de second aller-retour de 11,72 € inférieurs à la possibilité qu’il a de déjeuner à 12€.

Cela étant, l’administration apprécie les situations au cas par cas ,vous devez apporter toutes les justifications, le tableau suivant vous aidera à constituer votre dossier.

1 ) NOM

2 ) Prénom

3 ) Domicile

4 ) Salarié : Lieu de travail

5 ) Distance domicile lieu de travail aller-retour
( Mappy )

6 ) Temps d’un aller-retour ( Mappy ) l

7 ) Véhicule utilisé : photocopie carte grise au nom du demandeur, conjoint, pacs ou concubin

8 ) Justificatifs de la réalité et de la fréquence des trajets : contrôle technique, factures d’entretien etc..


Attestation de l’employeur précisant :

9 ) le nombre de jours de travail ( par année)
10 ) les horaires de travail ( par année )
11 ) que le salarié ne dispose pas de cantine sur ou à proximité de son lieu de travail.

12 ) Frais réels de déplacement du domicile au lieu de travail

Exemple pour l’année 2008 :
Un aller-retour quotidien : 20 km x 2 ( 1 AR ) x 225 jours = 9000km véhicule 6 CV =
frais réels en 2008 : ( 9000 x 0,293 ) + 1140 = 3777 €
Deux aller-retour quotidiens : 18000 km
Frais réels en 2008 ( 18000 x 0,293 ) + 1140 = : 6 414 €

Frais qui résultent du second aller-retour : 6414 – 3777 = 2637€

Frais quotidiens résultant du second aller-retour 2637€ / 225 jours = 11,72 €

13 ) Sauf preuve contraire à apporter par l’administration, je suis dans l'impossibilité de me restaurer sur mon lieu de travail ou à proximité par d'autres moyens à un prix comparable celui d’une cantine pour 1 entrée + 1 plat + 1 dessert et, en tout état de cause, inférieur à celui qui résulte du second aller et retour qui est de 11,72 € . (exemple)

En 2006, 2007et 2008 je n’ai déduit ni des frais supplémentaires de repas pris à l’extérieur puisque je rentrais déjeuner à mon domicile ni des frais de second aller-retour car avant la réponse au Sénateur Cazalet publiée dans le JO Sénat du 29/03/2007 - page 697 à sa question du 29/03/2007 , publiée dans le JO Sénat du 11/01/2007 - page 58 j’ignorais cette circonstance particulière : « A cet égard, la circonstance que les contribuables ne disposent pas sur leur lieu de travail ou à proximité d'une cantine ou d'un restaurant d'entreprise n'est pas de nature, à elle seule, à justifier la déduction des frais d'un second aller et retour si les intéressés n'établissent pas par ailleurs l'impossibilité de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité par d'autres moyens à un prix comparable et, en tout état de cause, inférieur à celui qui résulterait du second aller et retour »
Je ne bénéficie pas de tickets restaurant.

En conséquence, je demande la déduction des frais réels ligne 1 AK ( ou 1 BK ) de ma déclaration de revenus

Années 2006 : Année 2007 : Année 2008 :




Cordialement Titouan74

Répondre à Titouan74

24

ADHL, le lundi 19 janvier 2009 à 22:07:25

Bonsoir Titouan74,

Je suis ravie de vous lire.
Nos derniers échanges s'étaient avérés très enrichissants.
Je n'ai pas eu de réponse mais ma demande a bien été transmise.

Je suis malgré tout revenu vers mon député fin d'année car je trouvais que la réponse se faisait attendre, elle devait relancer et me tenir informé.

Dés que j'aurai des informations, je ne manquerai pas bien entendu de vous tenir informé.

Je trouve votre message très intéressant et partage totalement votre avis, c'est un raisonnement tout à fait logique, malheureusement sans un texte clair à l'appui, il me parait impossible d'espérer pouvoir déduire un second aller-retour.

L'administration affectionne tout particulièrement les textes et sans cela, je crains qu'aucun contrôleur ne nous permette de déduire un second aller-retour : j'avais directement interrogé l'administration à ce propos, voici la réponse obtenue :

Sur le plan fiscal, en ce qui concerne les frais de transport domicile-lieu
de travail, on distingue selon que la distance domicile-lieu de travail
excède ou non 40 kilomètres (CGI art. 83, 3°).

A noter que le contribuable ne peut déduire qu'un seul aller-retour sauf
s'il justifie de circonstances particulières nécessitées par l'exercice de
son activité professionnelle qui permettent de regarder comme inhérent à sa
fonction le fait d'effectuer deux trajets aller et retour par jour. Ces
circonstances peuvent, notamment, être des problèmes personnels de santé,
l'existence de personnes nécessitant la présence au domicile,
l'impossibilité de se restaurer à proximité du lieu de travail ou encore
des horaires de travail atypiques (heures de travail réparties en début et
en fin de journée, par exemple) .
La circonstance que les contribuables ne disposent pas sur leur lieu de
travail ou à proximité d'une cantine ou d'un restaurant d'entreprise n'est
pas de nature, à elle seule, à justifier la déduction des frais d'un second
aller et retour si les intéressés n'établissent pas, par ailleurs,
l'impossibilité de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité par
d'autres moyens à un prix comparable et, en tout état de cause, inférieur à
celui qui résulterait du second aller et retour (Rép. Masson : Sén.
15-2-2007 ). Dans le cas contraire, la déduction d'un second aller-retour
quotidien est admissible (cas d'une personne travaillant dans une carrière
sans endroit aménagé pour prendre son déjeuner dans des conditions
d'hygiène correcte : TA Grenoble 1-10-1998 n° 95-3795 ).

Si vous n'entrez pas dans le cas de circonstances particulières nécessitées
par l'exercice de votre activité vous ne pouvez pas déduire deux trajets
aller et retour par jour.

Les frais de repas pris à domicile ne sont pas déductibles dans le cadre
des frais professionnels réels.
En ce qui concerne les frais supplémentaires de repas,pris à proximité du
lieu de travail ils sont déductibles pour leur montant réel sous déduction
de la valeur des repas pris à domicile, qui peut être estimée
forfaitairement à 4,20 € par repas en 2007. A défaut de justification
précise des frais de repas, la dépense supplémentaire correspondante est de
même évaluée par repas à 4,20 € pour 2007, cette somme étant diminuée, le
cas échéant, de la participation de l'employeur à l'acquisition de
titres-restaurants. Le salarié qui utilise l'évaluation forfaitaire n'est
cependant pas dispensé d'apporter la preuve par tous moyens qu'il supporte
effectivement des frais supplémentaires.
Constitue, sauf exception, une preuve suffisante de l'existence de frais
supplémentaires de repas, une attestation établie par l'employeur
certifiant que le salarié ne dispose pas d'une cantine sur son lieu de
travail ou à proximité (ou qu'il n'est pas en mesure d'y prendre ses repas
pour des raisons inhérentes à l'exercice de sa profession) et ne peut en
raison de ses horaires ou de l'éloignement de son domicile, rejoindre ce
dernier pour y déjeuner. Si le salarié apporte une telle justification,
l'existence de frais supplémentaires de repas sera présumée, sans qu'il ait
besoin de justifier qu'il fréquente habituellement un restaurant ou utilise
un autre mode de restauration (Rép. Mélenchon : Sén. 19-2-1998 et
Documentation administrative 5 F-2542 n° 33) .




Dans l'attente de vous lire

Répondre à ADHL

25

adhl, le mardi 20 janvier 2009 à 22:03:54

Bonsoir Titouan74,

Je m'interroge sur certains points de votre dernier message vis à vis de la réponse reçue :

"La circonstance que les contribuables ne disposent pas sur leur lieu de
travail ou à proximité d'une cantine ou d'un restaurant d'entreprise n'est
pas de nature, à elle seule, à justifier la déduction des frais d'un second
aller et retour si les intéressés n'établissent pas, par ailleurs,
l'impossibilité de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité par
d'autres moyens à un prix comparable et, en tout état de cause, inférieur à
celui qui résulterait du second aller et retour "


Donc pour envisager cette option, il faut : ne pas disposer d'une cantine et d'un restaurant d'entreprise mais également apporter la preuve qu'il nous est impossible de se restaurer à un prix inférieur à un second aller-retour et, je pense que ces deux conditions sont cumulatives.

De plus, si l'on retient dans votre exemple l'impossibilité de se restaurer à moins de 12 €, la somme qui sera réellement pris en compte au titre des frais de repas sera 12 - 4,20 € (pour 2007) soit 7,80 €.
Donc ne serait-ce pas des frais inférieusr à 7,80 € pour un second aller-retour qui seraient à retenir, sous réserve bien entendu que cela soit possible, car dans la réponse que j'ai reçu, il est bien précisé :

"Si vous n'entrez pas dans le cas de circonstances particulières nécessitées
par l'exercice de votre activité vous ne pouvez pas déduire deux trajets
aller et retour par jour."


De plus les réponses que j'ai pu consulté sur le lien ci-dessous ne sont pas très encourageantes

http://www.senat.fr/...

et je ne suis pas certaine d'obtenir des réponses aux questions que j'ai posé ou peut-être si, encore la même réponse, à savoir :

Conformément à la jurisprudence constante du Conseil d'Etat, les salariés qui optent pour la déduction du montant réel et justifié de leurs frais professionnels ne peuvent déduire les frais de transport correspondant à un second aller et retour quotidien entre leur domicile et leur lieu de travail que s'ils justifient de circonstances particulières, appréciées par l'administration sous le contrôle du juge de l'impôt, permettant de regarder les frais engagés à ce titre comme inhérents à l'emploi. Tel est le cas, notamment, des contribuables qui justifient de problèmes personnels de santé, de l'existence, à leur domicile, de personnes nécessitant leur présence, d'horaires atypiques de travail, par exemple des heures de travail réparties en début ou fin de journée, ou encore de l'impossibilité de se restaurer à proximité de leur lieu de travail. A cet égard, la circonstance que les contribuables ne disposent pas sur leur lieu de travail ou à proximité d'une cantine ou d'un restaurant d'entreprise n'est pas de nature, à elle seule, à justifier la déduction des frais d'un second aller et retour si les intéressés n'établissent pas par ailleurs l'impossibilité de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité par d'autres moyens à un prix comparable et, en tout état de cause, inférieur à celui qui résulterait du second aller et retour. Il n'est pas envisagé de modifier ces dispositions qui sont équilibrées.

J'attends bien sûr impatiemment vos commentaires

Répondre à adhl

26

Titouan74, le jeudi 22 janvier 2009 à 18:12:41

Bonjour ADHL,

Je pense que nous sommes d’accord pour dire qu’il convient d’attendre l’éclairage qui sera apporté par M le Ministre à votre députée .

En ce qui concerne les frais supplémentaires de repas pris à l’extérieur du domicile, toute la lumière a été faite par la réponse que vous citez (Rép. Mélenchon : Sén. 19-2-1998 et Documentation administrative 5 F-2542 n° 33) .

En revanche des zones d’ombre subsistent en matière de second aller-retour

Pour répondre à vos observations :

« Donc pour envisager cette option, il faut » :

1 ) « ne pas disposer d'une cantine et d'un restaurant d'entreprise » :
Réponse : avec une attestation de l’employeur le salarié doit facilement apporter la preuve qu’il ne dispose pas sur son lieu de travail ou à proximité d'une cantine , d'un restaurant d'entreprise .

2 ) « mais également apporter la preuve qu'il nous est impossible de se restaurer à un prix inférieur à un second aller-retour et, je pense que ces deux conditions sont cumulatives ».
Réponse : oui, le salarié doit également apporter la preuve qu'il lui est impossible de se restaurer à un prix inférieur à un second aller-retour.
Mais comment apporter la preuve de l’impossible ? par définition il est impossible d’apporter la preuve de l’impossible , dans ces conditions je pense qu’une déclaration des salariés concernés attestant qu’à leur connaissance il leur est impossible de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité par d'autres moyens à un prix comparable et, en tout état de cause, inférieur à celui qui résulte du second aller et retour fait foi, jusqu'à preuve du contraire ( preuve du possible) apportée par l'administration.

Dans l’exemple cité, le prix du second aller-retour est de 11,72€ et la possibilité de se restaurer la moins chère connue du salarié est de 12€, à mon avis la condition est remplie …. sauf preuve contraire apportée par l’administration qui par exemple indique l’adresse d’un restaurant à proximité du lieu de travail et à moins de 11,72€ le repas.

3 ) « De plus, si l'on retient dans votre exemple l'impossibilité de se restaurer à moins de 12 €, la somme qui sera réellement pris en compte au titre des frais de repas sera 12 - 4,20 € (pour 2007) soit 7,80 € ».
Réponse : comme vous je me suis interrogé mais je n’ai pas trouvé de jurisprudence , M le Ministre répondra certainement à votre députée pour compléter sa réponse.
En tout état de cause :
- le montant de 4,20€ vient en déduction des frais de repas pris à l’extérieur mais je n’ai jamais lu qu’il venait en déduction des frais de second aller-retour ,
- le salarié qui peut rentrer déjeuner chez lui n’est pas concerné par cette déduction de 4,20€ puisqu’ en aucun cas il ne peut déduire des frais supplémentaires de repas pris à l’extérieur.

4 ) « Donc ne serait-ce pas des frais inférieurs à 7,80 € pour un second aller-retour qui seraient à retenir, sous réserve bien entendu que cela soit possible »,
Réponse :je comprends que la réponse ministérielle se borne à comparer les 11,72€ aux 12€ sans tenir compte des 4,20€.

Conclusion :

Ne posent pas de problème au salarié , ( et il ne devrait pas y avoir litige sur ) :
- la justification de la réalité et de la fréquence des aller-retour : carte grise du véhicule, factures d’entretien, horaires de travail, nombre de jours de travail, distance domicile lieu de travail.
- La preuve de l’absence cantine ou de restaurant d'entreprise .
- Le calcul du prix du second aller-retour : exemple 11,72€ .

Questions restant en suspend auxquelles il sera très certainement répondu à votre députée :
- « si les intéressés n'établissent pas par ailleurs l'impossibilité de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité ….. » comment établir l’impossible ?
- « par d'autres moyens ….. » quels sont ces autres moyens ? cafétéria ? restaurant ? endroit aménagé pour prendre son déjeuner dans des conditions d'hygiène correcte : TA Grenoble 1-10-1998 n° 95-3795 » ? ( pour la notion d’endroit aménagé voir internet : repas des salariés ) ; autres ? à préciser.
- « …à un prix comparable et, en tout état de cause, inférieur à celui qui résulterait du second aller et retour » le prix du second aller-retour est connu ,exemple : 11,72€ mais à quel montant faut-il le comparer ? exemple 12€ ? 7,80€ ? un autre montant et comment le déterminer ?

J'attends bien sûr impatiemment la réponse que M le Ministre ne manquera pas d’apporter à votre députée.

Bon courage, Titouan74








Bonjour ADHL,

Je pense que nous sommes d’accord pour dire qu’il convient d’attendre l’éclairage qui sera apporté par M le Ministre à votre députée .

En ce qui concerne les frais supplémentaires de repas pris à l’extérieur du domicile, toute la lumière a été faite par la réponse que vous citez (Rép. Mélenchon : Sén. 19-2-1998 et Documentation administrative 5 F-2542 n° 33) .

En revanche des zones d’ombre subsistent en matière de second aller-retour

Pour répondre à vos observations :

« Donc pour envisager cette option, il faut » :

1 ) « ne pas disposer d'une cantine et d'un restaurant d'entreprise » :
Réponse : avec une attestation de l’employeur le salarié doit facilement apporter la preuve qu’il ne dispose pas sur son lieu de travail ou à proximité d'une cantine , d'un restaurant d'entreprise .

2 ) « mais également apporter la preuve qu'il nous est impossible de se restaurer à un prix inférieur à un second aller-retour et, je pense que ces deux conditions sont cumulatives ».
Réponse : oui, le salarié doit également apporter la preuve qu'il lui est impossible de se restaurer à un prix inférieur à un second aller-retour.
Mais comment apporter la preuve de l’impossible ? par définition il est impossible d’apporter la preuve de l’impossible , dans ces conditions je pense qu’une déclaration des salariés concernés attestant qu’à leur connaissance il leur est impossible de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité par d'autres moyens à un prix comparable et, en tout état de cause, inférieur à celui qui résulte du second aller et retour fait foi, jusqu'à preuve du contraire ( preuve du possible) apportée par l'administration.

Dans l’exemple cité, le prix du second aller-retour est de 11,72€ et la possibilité de se restaurer la moins chère connue du salarié est de 12€, à mon avis la condition est remplie …. sauf preuve contraire apportée par l’administration qui par exemple indique l’adresse d’un restaurant à proximité du lieu de travail et à moins de 11,72€ le repas.

3 ) « De plus, si l'on retient dans votre exemple l'impossibilité de se restaurer à moins de 12 €, la somme qui sera réellement pris en compte au titre des frais de repas sera 12 - 4,20 € (pour 2007) soit 7,80 € ».
Réponse : comme vous je me suis interrogé mais je n’ai pas trouvé de jurisprudence , M le Ministre répondra certainement à votre députée pour compléter sa réponse.
En tout état de cause :
- le montant de 4,20€ vient en déduction des frais de repas pris à l’extérieur mais je n’ai jamais lu qu’il venait en déduction des frais de second aller-retour ,
- le salarié qui peut rentrer déjeuner chez lui n’est pas concerné par cette déduction de 4,20€ puisqu’ en aucun cas il ne peut déduire des frais supplémentaires de repas pris à l’extérieur.

4 ) « Donc ne serait-ce pas des frais inférieurs à 7,80 € pour un second aller-retour qui seraient à retenir, sous réserve bien entendu que cela soit possible »,
Réponse :je comprends que la réponse ministérielle se borne à comparer les 11,72€ aux 12€ sans tenir compte des 4,20€.

Conclusion :

Ne posent pas de problème au salarié , ( et il ne devrait pas y avoir litige sur ) :
- la justification de la réalité et de la fréquence des aller-retour : carte grise du véhicule, factures d’entretien, horaires de travail, nombre de jours de travail, distance domicile lieu de travail.
- La preuve de l’absence cantine ou de restaurant d'entreprise .
- Le calcul du prix du second aller-retour : exemple 11,72€ .

Questions restant en suspend auxquelles il sera très certainement répondu à votre députée :
- « si les intéressés n'établissent pas par ailleurs l'impossibilité de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité ….. » comment établir l’impossible ?
- « par d'autres moyens ….. » quels sont ces autres moyens ? cafétéria ? restaurant ? endroit aménagé pour prendre son déjeuner dans des conditions d'hygiène correcte : TA Grenoble 1-10-1998 n° 95-3795 » ? ( pour la notion d’endroit aménagé voir internet : repas des salariés ) ; autres ? à préciser.
- « …à un prix comparable et, en tout état de cause, inférieur à celui qui résulterait du second aller et retour » le prix du second aller-retour est connu ,exemple : 11,72€ mais à quel montant faut-il le comparer ? exemple 12€ ? 7,80€ ? un autre montant et comment le déterminer ?

J'attends bien sûr impatiemment la réponse que M le Ministre ne manquera pas d’apporter à votre députée.

Bon courage, Titouan74







Bonjour ADHL,

Je pense que nous sommes d’accord pour dire qu’il convient d’attendre l’éclairage qui sera apporté par M le Ministre à votre députée .

En ce qui concerne les frais supplémentaires de repas pris à l’extérieur du domicile, toute la lumière a été faite par la réponse que vous citez (Rép. Mélenchon : Sén. 19-2-1998 et Documentation administrative 5 F-2542 n° 33) .

En revanche des zones d’ombre subsistent en matière de second aller-retour

Pour répondre à vos observations :

« Donc pour envisager cette option, il faut » :

1 ) « ne pas disposer d'une cantine et d'un restaurant d'entreprise » :
Réponse : avec une attestation de l’employeur le salarié doit facilement apporter la preuve qu’il ne dispose pas sur son lieu de travail ou à proximité d'une cantine , d'un restaurant d'entreprise .

2 ) « mais également apporter la preuve qu'il nous est impossible de se restaurer à un prix inférieur à un second aller-retour et, je pense que ces deux conditions sont cumulatives ».
Réponse : oui, le salarié doit également apporter la preuve qu'il lui est impossible de se restaurer à un prix inférieur à un second aller-retour.
Mais comment apporter la preuve de l’impossible ? par définition il est impossible d’apporter la preuve de l’impossible , dans ces conditions je pense qu’une déclaration des salariés concernés attestant qu’à leur connaissance il leur est impossible de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité par d'autres moyens à un prix comparable et, en tout état de cause, inférieur à celui qui résulte du second aller et retour fait foi, jusqu'à preuve du contraire ( preuve du possible) apportée par l'administration.

Dans l’exemple cité, le prix du second aller-retour est de 11,72€ et la possibilité de se restaurer la moins chère connue du salarié est de 12€, à mon avis la condition est remplie …. sauf preuve contraire apportée par l’administration qui par exemple indique l’adresse d’un restaurant à proximité du lieu de travail et à moins de 11,72€ le repas.

3 ) « De plus, si l'on retient dans votre exemple l'impossibilité de se restaurer à moins de 12 €, la somme qui sera réellement pris en compte au titre des frais de repas sera 12 - 4,20 € (pour 2007) soit 7,80 € ».
Réponse : comme vous je me suis interrogé mais je n’ai pas trouvé de jurisprudence , M le Ministre répondra certainement à votre députée pour compléter sa réponse.
En tout état de cause :
- le montant de 4,20€ vient en déduction des frais de repas pris à l’extérieur mais je n’ai jamais lu qu’il venait en déduction des frais de second aller-retour ,
- le salarié qui peut rentrer déjeuner chez lui n’est pas concerné par cette déduction de 4,20€ puisqu’ en aucun cas il ne peut déduire des frais supplémentaires de repas pris à l’extérieur.

4 ) « Donc ne serait-ce pas des frais inférieurs à 7,80 € pour un second aller-retour qui seraient à retenir, sous réserve bien entendu que cela soit possible »,
Réponse :je comprends que la réponse ministérielle se borne à comparer les 11,72€ aux 12€ sans tenir compte des 4,20€.

Conclusion :

Ne posent pas de problème au salarié , ( et il ne devrait pas y avoir litige sur ) :
- la justification de la réalité et de la fréquence des aller-retour : carte grise du véhicule, factures d’entretien, horaires de travail, nombre de jours de travail, distance domicile lieu de travail.
- La preuve de l’absence cantine ou de restaurant d'entreprise .
- Le calcul du prix du second aller-retour : exemple 11,72€ .

Questions restant en suspend auxquelles il sera très certainement répondu à votre députée :
- « si les intéressés n'établissent pas par ailleurs l'impossibilité de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité ….. » comment établir l’impossible ?
- « par d'autres moyens ….. » quels sont ces autres moyens ? cafétéria ? restaurant ? endroit aménagé pour prendre son déjeuner dans des conditions d'hygiène correcte : TA Grenoble 1-10-1998 n° 95-3795 » ? ( pour la notion d’endroit aménagé voir internet : repas des salariés ) ; autres ? à préciser.
- « …à un prix comparable et, en tout état de cause, inférieur à celui qui résulterait du second aller et retour » le prix du second aller-retour est connu ,exemple : 11,72€ mais à quel montant faut-il le comparer ? exemple 12€ ? 7,80€ ? un autre montant et comment le déterminer ?

J'attends bien sûr impatiemment la réponse que M le Ministre ne manquera pas d’apporter à votre députée.

Bon courage, Titouan74







Bonjour ADHL,

Je pense que nous sommes d’accord pour dire qu’il convient d’attendre l’éclairage qui sera apporté par M le Ministre à votre députée .

En ce qui concerne les frais supplémentaires de repas pris à l’extérieur du domicile, toute la lumière a été faite par la réponse que vous citez (Rép. Mélenchon : Sén. 19-2-1998 et Documentation administrative 5 F-2542 n° 33) .

En revanche des zones d’ombre subsistent en matière de second aller-retour

Pour répondre à vos observations :

« Donc pour envisager cette option, il faut » :

1 ) « ne pas disposer d'une cantine et d'un restaurant d'entreprise » :
Réponse : avec une attestation de l’employeur le salarié doit facilement apporter la preuve qu’il ne dispose pas sur son lieu de travail ou à proximité d'une cantine , d'un restaurant d'entreprise .

2 ) « mais également apporter la preuve qu'il nous est impossible de se restaurer à un prix inférieur à un second aller-retour et, je pense que ces deux conditions sont cumulatives ».
Réponse : oui, le salarié doit également apporter la preuve qu'il lui est impossible de se restaurer à un prix inférieur à un second aller-retour.
Mais comment apporter la preuve de l’impossible ? par définition il est impossible d’apporter la preuve de l’impossible , dans ces conditions je pense qu’une déclaration des salariés concernés attestant qu’à leur connaissance il leur est impossible de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité par d'autres moyens à un prix comparable et, en tout état de cause, inférieur à celui qui résulte du second aller et retour fait foi, jusqu'à preuve du contraire ( preuve du possible) apportée par l'administration.

Dans l’exemple cité, le prix du second aller-retour est de 11,72€ et la possibilité de se restaurer la moins chère connue du salarié est de 12€, à mon avis la condition est remplie …. sauf preuve contraire apportée par l’administration qui par exemple indique l’adresse d’un restaurant à proximité du lieu de travail et à moins de 11,72€ le repas.

3 ) « De plus, si l'on retient dans votre exemple l'impossibilité de se restaurer à moins de 12 €, la somme qui sera réellement pris en compte au titre des frais de repas sera 12 - 4,20 € (pour 2007) soit 7,80 € ».
Réponse : comme vous je me suis interrogé mais je n’ai pas trouvé de jurisprudence , M le Ministre répondra certainement à votre députée pour compléter sa réponse.
En tout état de cause :
- le montant de 4,20€ vient en déduction des frais de repas pris à l’extérieur mais je n’ai jamais lu qu’il venait en déduction des frais de second aller-retour ,
- le salarié qui peut rentrer déjeuner chez lui n’est pas concerné par cette déduction de 4,20€ puisqu’ en aucun cas il ne peut déduire des frais supplémentaires de repas pris à l’extérieur.

4 ) « Donc ne serait-ce pas des frais inférieurs à 7,80 € pour un second aller-retour qui seraient à retenir, sous réserve bien entendu que cela soit possible »,
Réponse :je comprends que la réponse ministérielle se borne à comparer les 11,72€ aux 12€ sans tenir compte des 4,20€.

Conclusion :

Ne posent pas de problème au salarié , ( et il ne devrait pas y avoir litige sur ) :
- la justification de la réalité et de la fréquence des aller-retour : carte grise du véhicule, factures d’entretien, horaires de travail, nombre de jours de travail, distance domicile lieu de travail.
- La preuve de l’absence cantine ou de restaurant d'entreprise .
- Le calcul du prix du second aller-retour : exemple 11,72€ .

Questions restant en suspend auxquelles il sera très certainement répondu à votre députée :
- « si les intéressés n'établissent pas par ailleurs l'impossibilité de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité ….. » comment établir l’impossible ?
- « par d'autres moyens ….. » quels sont ces autres moyens ? cafétéria ? restaurant ? endroit aménagé pour prendre son déjeuner dans des conditions d'hygiène correcte : TA Grenoble 1-10-1998 n° 95-3795 » ? ( pour la notion d’endroit aménagé voir internet : repas des salariés ) ; autres ? à préciser.
- « …à un prix comparable et, en tout état de cause, inférieur à celui qui résulterait du second aller et retour » le prix du second aller-retour est connu ,exemple : 11,72€ mais à quel montant faut-il le comparer ? exemple 12€ ? 7,80€ ? un autre montant et comment le déterminer ?

J'attends bien sûr impatiemment la réponse que M le Ministre ne manquera pas d’apporter à votre députée.

Bon courage, Titouan74

Répondre à Titouan74

28

ADHL, le mardi 27 janvier 2009 à 22:35:25

Bonsoir Titouan74,

Comme je vous le disais précédemment, je ne suis certaine d'obtenir des réponses comme vous avez pu le constater sur les liens que je vous ai communiqué toutes les questions concernant ces frais de second aller retour ont toujours trouvé la même réponse....

De plus, mon premier contact date de fin juin....

J'ai bien eu confirmation que ma demande a été transmise mais je trouve que la réponse se fait attendre et si cette réponse nous parvient enfin sera-t-elle applicable au titre de l'impôt sur le revenu 2008 ?


Cordialement

Répondre à ADHL

29

Titouan74, le lundi 16 février 2009 à 16:32:01

Bonjour ADHL

Effectivement vous obtiendrez toujours la même réponse: « A cet égard, la circonstance que les contribuables ne disposent pas sur leur lieu de travail ou à proximité d'une cantine ou d'un restaurant d'entreprise n'est pas de nature, à elle seule, à justifier la déduction des frais d'un second aller et retour  si les intéressés n'établissent pas, par ailleurs, l'impossibilité de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité par d'autres moyens à un prix comparable et, en tout état de cause, inférieur à celui qui résulterait du second aller et retour » .

Mais si vous vous adressez à votre Centre des impôts ils vous diront:
1 ) si le prix d'un second aller-retour est correctement calculé.
2 ) comment apporter la preuve de «  l'impossibilité de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité par d'autres moyens à un prix comparable et, en tout état de cause, inférieur à celui qui résulterait du second aller et retour » ils vous indiqueront les pièces justificatives à fournir.
3 ) à quel prix de repas doit être comparé celui qui résulte du second aller et retour calculé en 1 ).
4 ) si ces réponses s'appliquent aux revenus de 2008.

Cordialement Titouan74

Répondre à Titouan74

30

ADHL, le jeudi 19 février 2009 à 10:12:02

Bonjour Titouan74,

J'ai demandé des précisions sur le sujet qui nous intéresse sur le site http://www.impots.gouv.fr/ et le mail est ainsi directement transmis au centre des Impôts dont je dépend.
Mes interrogations, détaillées et ciblées, concernaient bien sûr la réponse Zimmermann et voici la réponse reçue :

Vous pouvez déduire un seul aller-retour par jour travaillé. La distance
retenue est celle du domicile au lieu de travail.
Vous devez justifier de la réalité et du montant de vos frais réels de
transport :
- facture de garage du véhicule utilisé indiquant le kilométrage
- facture d'entretien
- attestation d'assurance
- attestation de l'employeur indiquant le nombre de jours travaillés
Ces justificatifs ne sont à fournir que lorsque le service vous le demande.

Frais supplémentaire de nourriture
Vous ne disposez pas d'un mode de restauration collective sur votre lieu
de travail ou à proximité.
- si vous êtes en mesure de prouver le coût des repas que vous prenez à
l'extérieur, le montant déductible par repas est égal, pour 2008, à la
différence entre vos dépenses réelles et 4,25 €. Vous devez être à même
d'établir le montant et le caractère professionnel de ces frais.

Vous ne pouvez justifier le coût des repas
- si vous n'êtes pas en mesure de justifier le montant des repas pris à
l'extérieur, la dépense déductible est évalué forfaitairement à 4,25 €

La somme obtenue est diminuée, le cas échéant, de la participation de
l'employeur à l'acquisition de titre restaurants.

Vous devez joindre une note explicative à votre déclaration de revenus
indiquant le détail de calcul complet justifiant de la somme indiquée au
titre des frais réels.


Vous pourriez peut-être tenté d'interroger votre centre des Impôts étant donné que nous ne dépendons pas du même pour tenter d'obtenir des réponses car là je désespère....

Dans l'attente de vous lire...

Répondre à ADHL

31

Titouan74, le jeudi 19 février 2009 à 17:39:47

Bonjour ADHL

La réponse qui vous a été apportée est exacte mais incomplète, elle ne dit pas comment appliquer la réponse Zimmermann publiée au JO du 9 octobre 2007, AN quest. p. 6154" , et la réponse Cazalet Sénateur le 29/03/2007 à sa question N° 25891, applicable aux revenus de 2006, vous posez la question de savoir comment obtenir une réponse complète.

Tout d'abord, M le Ministre répondra très clairement à votre députée.

Vous pouvez aussi pour les années 2006 et 2007 déposer une réclamation contentieuse auprès de votre Centre des impôts en complétant le questionnaire, dans ce cas le service des impôts répondra de façon très précise car l'affaire pourra être portée devant le tribunal administratif, il dira notamment:
1 ) si le prix d'un second aller-retour est correctement calculé.
2 ) si par votre attestation vous apportez la preuve de «  l'impossibilité de se restaurer sur leur lieu de travail ou à proximité par d'autres moyens à un prix comparable et, en tout état de cause, inférieur à celui qui résulterait du second aller et retour » dans la négative ils vous indiquera les pièces justificatives à fournir.
3 ) à quel prix de repas doit être comparé celui qui résulte du second aller et retour calculé en 1 ).
A ma connaissance il n'existe pas encore de jurisprudence sur cette interpétation des réponses Cazalet et Zimmermann.

« Vous pourriez peut-être tenté d'interroger votre centre des Impôts étant donné que nous ne dépendons pas du même pour tenter d'obtenir des réponses car là je désespère....  » comme je vous le disais, je dispose d'un restaurant d'entreprise sur mon lieu de travail et je ne rentre déjeuner à mon domicile, en revanche ces questions pourraient être posées par des salariés qui n'en disposent pas et qui rentrent déjeuner à leur domicile.

Bon courage Titouan74

Répondre à Titouan74

32

ADHL, le jeudi 19 février 2009 à 17:54:29

Je préfère que les choses soient clairement établies au préalable...mais je désespère d'obtenir les réponses.

La réponse Zimmerman semble complètement ignorée, elle n'est sans doute pas assez précise, pour preuve, la réponse qui m'a été apportée....


Contester quoi que ce soit dans de telles circonstances me parait très délicat.

Répondre à ADHL

33

 Titouan74, le jeudi 19 février 2009 à 20:32:07

Bonsoir ADHL

Je pense que nous avons fait le tour de la question, maintenant c'est à vous de voir ce que vous décidez , si vous obtenez une réponse plus complète merci de me le faire savoir;

Bonne soirée Titouan74

Répondre à Titouan74

27

Titouan74, le jeudi 22 janvier 2009 à 21:26:32

Bonsoir Adhl,

A la suite d'une erreur de manipulation ma réponse s'affiche en quatre exemplaires, veuillez m'en excuser.

Bonne soirée Titouan74

Répondre à Titouan74

21

fetzy, le vendredi 1 août 2008 à 13:09:24

Bonjour a tous

Voila mon entreprise demenage. Nous,employés savons qu'il y a une loi ou l'entreprise doit nous remboursé des frais au dela de certains kilometre mais nous n'avons pas de precision si quelqu'un les connait il serait sympas de nous les transmettre.
MERCI.


Cordialement..

Répondre à fetzy
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