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Délai de perte d'emploi pour préavis d'1 mois

Dernière réponse le 6 nov 2009 à 17:22:42 kakoumi, le 28 jan 2009 à 23:10:57 
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Bonjour,
Je loue un appartement à un locataire depuis aout 2008.
Je viens de m'apercevoir qu'il m'a fournir de faux documents concernant son emploi de l'époque et en fait il était au assedic depuis fin juillet, avant la signature du bail.
Aujourd'hui, il donne son préavis et il veut le ramener à 1 mois car il a retrouvé un emploi au mois de septembre à 50 km du logement actuel.
Je ne suis pas d'accord, mais suis-je dans mes droits, ou effectivement dois-je ramener son préavis à 1 mois. Cela fait quand même 4 mois qu'il a retrouvé un emploi. Sa raison invoquée est qu'il attendait d'avoir fait sa période d'essai pour trouver un logement près de son nouveau travail, en me disant tout de même qu'il a menti à l'agence qu'il lui loue son nouvel appartement car sa période d'essai est renouvelé.
Merci d'avance pour tous les renseignements que vous m'apporterez.
Cordialement

Meilleures réponses pour « Délai de perte d'emploi pour préavis d'1 mois » dans :
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Igor1, le 29 jan 2009 à 10:21:54
  • +2

Bonjour,
je suis bailleur moi-même et je peux vous assurer que votre locataire est parfaitement dans ces droits. En effet non seulement la raison qu'il invoque est légitime, mais de plus il n'y a dans la loi aucune notion de temps. Certains tribunaux (lorsqu'il y avait désaccord) ont pu prononcer le terme de "délais raisonnables" selon le métier, la région, et la difficulté à trouver un emploi, mais nous sommes encore loin des délais que pourront apporter un tribunal.

Textes rédigés par Maître Catherine Beurton, avocat au Barreau de Paris et spécialiste du droit immobilier
Le congé donné par le locataire
Le locataire peut donner congé à tout moment, par lettre recommandée avec accusé de réception ou par acte d’huissier, en respectant un préavis de trois mois.

La durée de trois mois est ramenée à un mois si le locataire peut justifier être dans l’un des cas énumérés par la liste de l’article 15-I alinéa 2 de la loi du 6 juillet 1989 modifiée par la loi du 21 juillet 1994 (perte d’emploi, embauche consécutive à une perte d’emploi, mutation, titulaire du RMI, ...).

En présence de plusieurs colocataires, le préavis réduit bénéficie au seul colocataire qui peut justifier du préavis d’un mois.

Le colocataire est ainsi libéré à l’égard du bailleur dès l’expiration du délai d’un mois, mais son congé ne met pas fin au bail à l’égard des autres colocataires qui demeurent tenus des deux derniers mois du préavis s’ils donnent congé, ou de la totalité du loyer s’ils continuent le contrat de location.

Et pendant la période du préavis, le locataire est tenu du paiement des loyers et des charges, même s’il a quitté les locaux et même si le propriétaire prend possession des lieux pour y effectuer des travaux.

La situation n’est pas la même lorsque le congé provient du propriétaire car, dans ces circonstances, le colocataire n’est redevable des loyers et des charges que pour la seule durée effective de son occupation
Bonjour,
L'article 15 de la loi du 6 juillet 1989 prévoit qu'une personne perdant son emploi en cours de bail à le droit de réduire son préavis de départ à un mois.
Un arrêt d'une cour d'appel avait fixé qu'il devait y avoir concomitance dans le temps entre une perte d'emploi et l'annonce du préavis de départ pour que la réduction à un mois s'applique.
La cour de cassation a cassé et annulé cette décision, ce qui équivaut à un retour à la même situation qu'avant l'arrêt de la cour d'appel.

Actuellement, la loi prévoit qu'une personne perdant son emploi en cours de bail à le droit de réduire son préavis de départ à un mois, sans préciser de durée.
Un autre arrêt d'une cour d'appel considère qu'une personne perdant son emploi et en retrouvant un au cours d'un même bail a le droit de réduire son préavis à un mois

Donc logiquement une personne perdant son emploi et qui veut annoncer un départ avec préavis réduit dans un délai raisonnable (6 mois à 1 an selon l'état du marché du travail au moment où celle-ci recherche un emploi, selon son niveau d'études...) devrait pouvoir le faire puisque quelqu'un qui retrouve un emploi au bout de 2 ans peut théoriquement bénéficier d'un préavis réduit 2 ans après sa perte d'emploi.


La notion de délai raisonnable est complexe car ce délai ne sera pas le même selon la branche dans laquelle on exerce, certains métiers sont plus durs à trouver que d'autres.

Dans ce flou juridique, il faut donc insister sur cette notion de délai raisonnable pour pouvoir se faire entendre auprès de son bailleur, en utilisant éventuellement pour justifier l'article 15 de la loi du 6 juillet 1989 et, l'arrêt relatif à la reprise d'emploi suite à une perte d'emploi.

Pour obtenir un arrêt d'une cour, contactez votre ADIL: www.anil.org

Qui pose une question risque cinq minutes d'avoir l'air bête.
Qui ne pose pas de question restera bête toute sa vie.

Répondre à Igor1

2

Paulin, le 29 jan 2009 à 10:27:52

Bonjour : Moi, un tricheur, je préfère qu'il parte et "bon voyage". Estimez-vous heureux s'il vous a toujours payé le loyer.

Répondre à Paulin

3

Igor1, le 29 jan 2009 à 11:53:44

Re,
des tricheurs sur ce point là ce n'est pas le plus grave à côté des tricheurs aux AL et APL sans compter les prestations pour mères isolés qui n'en ont que le nom et qui vivent avec le père de leur ou leurs enfants, avec la bénédiction des assistantes sociales. Qui pose une question risque cinq minutes d'avoir l'air bête­.
Qui ne pose pas de question restera bête toute sa vie.

Répondre à Igor1

4

kakoumi, le 29 jan 2009 à 21:57:07

Bonsoir,

Un grand merci pour votre réponse très détaillée.

Cordialement

Répondre à kakoumi

5

marine, le 6 nov 2009 à 12:38:30

Bonjour
j ai ete lcencier au moi de fevrier 2009 nous somme au moi de novembre 2009 ai j droit o preavis de 1 moi
merci de me rep rapidement

Répondre à marine

6

Igor1, le 6 nov 2009 à 15:46:51

Bonjour,
la loi du 06/07/1989 dans son article 15 ne parle pas de délai pour le droit au préavis à 1 mois . Il est vrai que lorsque l'affaire se débat en justice le juge peut lui décider d'un délai raisonnable. Il me semble toutefois que vu la situation économique et de l'emploi vous êtes encore dans ce délai raisonnable, si l'on en crois l'article rédigé par un avocat spécialiste de droit immobilier dont voici le texte :

Textes rédigés par Maître Catherine Beurton, avocat au Barreau de Paris et spécialiste du droit immobilier
Le congé donné par le locataire

Le locataire peut donner congé à tout moment, par lettre recommandée avec accusé de réception ou par acte d’huissier, en respectant un préavis de trois mois.

La durée de trois mois est ramenée à un mois si le locataire peut justifier être dans l’un des cas énumérés par la liste de l’article 15-I alinéa 2 de la loi du 6 juillet 1989 modifiée par la loi du 21 juillet 1994 (perte d’emploi, embauche consécutive à une perte d’emploi, mutation, titulaire du RMI, ...).

En présence de plusieurs colocataires, le préavis réduit bénéficie au seul colocataire qui peut justifier du préavis d’un mois.

Le colocataire est ainsi libéré à l’égard du bailleur dès l’expiration du délai d’un mois, mais son congé ne met pas fin au bail à l’égard des autres colocataires qui demeurent tenus des deux derniers mois du préavis s’ils donnent congé, ou de la totalité du loyer s’ils continuent le contrat de location.

Et pendant la période du préavis, le locataire est tenu du paiement des loyers et des charges, même s’il a quitté les locaux et même si le propriétaire prend possession des lieux pour y effectuer des travaux.

La situation n’est pas la même lorsque le congé provient du propriétaire car, dans ces circonstances, le colocataire n’est redevable des loyers et des charges que pour la seule durée effective de son occupation

L'article 15 de la loi du 6 juillet 1989 prévoit qu'une personne perdant son emploi en cours de bail à le droit de réduire son préavis de départ à un mois.
Un arrêt d'une cour d'appel avait fixé qu'il devait y avoir concomitance dans le temps entre une perte d'emploi et l'annonce du préavis de départ pour que la réduction à un mois s'applique.
La cour de cassation a cassé et annulé cette décision, ce qui équivaut à un retour à la même situation qu'avant l'arrêt de la cour d'appel.

Actuellement, la loi prévoit qu'une personne perdant son emploi en cours de bail à le droit de réduire son préavis de départ à un mois, sans préciser de durée.
Un autre arrêt d'une cour d'appel considère qu'une personne perdant son emploi et en retrouvant un au cours d'un même bail a le droit de réduire son préavis à un mois

Donc logiquement une personne perdant son emploi et qui veut annoncer un départ avec préavis réduit dans un délai raisonnable (6 mois à 1 an selon l'état du marché du travail au moment où celle-ci recherche un emploi, selon son niveau d'études...) devrait pouvoir le faire puisque quelqu'un qui retrouve un emploi au bout de 2 ans peut théoriquement bénéficier d'un préavis réduit 2 ans après sa perte d'emploi.


La notion de délai raisonnable est complexe car ce délai ne sera pas le même selon la branche dans laquelle on exerce, certains métiers sont plus durs à trouver que d'autres.

Dans ce flou juridique, il faut donc insister sur cette notion de délai raisonnable pour pouvoir se faire entendre auprès de son bailleur, en utilisant éventuellement pour justifier l'article 15 de la loi du 6 juillet 1989 et, l'arrêt relatif à la reprise d'emploi suite à une perte d'emploi.

Pour obtenir un arrêt d'une cour, contactez votre ADIL: www.anil.org

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Qui ne pose pas de question restera bête toute sa vie.

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milès180, le 6 nov 2009 à 16:03:14

Bonjour, je suis locataire de mon appartement depuis bientot 2ans. J'ai perdu mon emploi début octobre de cette année 2009, pour cause de fin de contrat saisonnier. Ai je le droit de reduire mon préavis à 1 mois pour perte d'emploi ? Merci, je souhaiterai une réponse rapide !

Répondre à milès180

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 Igor1, le 6 nov 2009 à 17:22:42

Bonjour,
Voici tous les cas de jurisprudence en ma possession donnant droit au préavis réduit à 1 mois.

Références pour une réduction du préavis de départ à 1 mois :

- Réduction du préavis de départ pour des personnes en fin de contrat d'intérim :
. Arrêt de la cour d'appel de Nancy, 2ème chambre, le 19/09/2002.

- Réduction du préavis de départ pour des personnes intermittentes du spectacle :
. Arrêt de la cour d'appel de Paris, 6ème chambre, 17/6/1999
- Réduction du préavis de départ pour des personnes en fin de CDD :
. Arrêt de la cour de cassation du 8 décembre 1999

- Réduction du préavis de départ pour les conjoints de ces personnes en cas d'union libre:
. Arrêt de la cour d'appel de Montpellier du 29/11/1995.
. Arrêt de la cour de cassation du 5/3/1997.
- Réduction du préavis de départ pour les colocataires d’une personne qui a le droit de bénéficier du préavis réduit
Arrêt de la cour d'appel de Paris du 7/11/2000

Pour plus de précisions contactez l'ADIL www.anil.org de votre département ou rendez-vous sur le site légifrance (pour les arrêts de la cour de cassation- www.legifrance.gouv.fr).


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