Après quelques lustres d’emploi de la Premier comme moyen de paiement, je viens pour la premi!ère fois de faire l’expérience de l’« assurance voyage » censée aller avec:
Il appert à l’usage qu’en dépit de ses conditions générales qui l’engagent à un traitement par téléphone et courriel aussi bien que par voie postale :
1) Premier Assurance ne dispose d’
aucun portail d’accueil pour informer ses clients des démarche utiles ;
2) Premier Assurance répond par
courriel anonyme (le
« service clientèle »), pour inviter ses clients à se tourner vers le téléphone ou le courrier postal ;
3) Premier Assurance s'emploie efficacement à
ne pas répondre pas au téléphone (attente facturée et annonce en boucle, aux heures creuses hors période de vacances… vous en aurez vite assez) ;
4) Premier Assurance
oppose des difficultés techniques fantaisistes à la réception d'un dossier (comme de
« ne pas disposer de l’application » pour ouvrir des pièces jointes au format pdf compressé, alors qu’évidemment vous ne pouvez guère éviter, par courriel , d’envoyer après scan des paperasses dans ce format : billets, relevé bancaire prouvant l’achat par CB, RIB, certificat médical, etc.) ; mais insistez un peu, ils vont y arriver…
… pour inventer de plus mauvaises manières encore :
5) Premier Assurance
refuse (
de facto, en en ignorant la demande)
de mettre à disposition de ses clients un document que ses CGV mentionnent comme indispensable à la constitution d’une demande de prise en charge Il s’agit d’un formulaire de déclaration sur l’honneur que vous n’êtes pas assuré ailleurs pour la même chose, un truc qui pourrait être disponible sans difficulté en téléchargement depuis un portail, s’il en existait un. Ce procédé dilatoire est à mettre en relation avec le délai de quinze jours laissé pour la constitution d’un dossier en bonne et due forme ;
6) Premier Assurance n’hésite pas à jouer sur les mots pour
alléguer une clause inexistante. S’appuyant sur la notion de
« lendemain zéro heure suivant la date de départ » après quoi aucun événement funeste n’est plus susceptible de faire jouer la garantie d’annulation (clause effectivement présente dans les CGV), Premier m’a ainsi opposé le motif
ad hoc de
« voyage complet » (notion inexistante dans ses CGV), pour refuser de prendre en considération un accident survenu la veille de mon
départ de l'étranger. Cela revient à dire qu'une fois un trajet
« aller » effectué le
« retour » est par principe exclu de la garantie. Prétention absurde évidemment, puisque dans le cas de l’achat d’un billet unique, qui déciderait qu’il s’agit d’un « aller » ou d’un « retour»? Qu'est-ce d'ailleurs en droit qu'un « voyage » et un voyage incomplet ?
« Premier Assurance »… Mais quelle est la réalité de cette officine ?
7) Interrogé sur ses CGV, Premier Assurance renvoie à la plaquette bancaire diffusée avec la carte, c’est-à-dire qu’il
s’en remet à un tiers non partie au contrat (
« la banque émettrice de votre carte », pour citer le chargé d'esbroufe qui m'a répondu), quant à l’exactitude des clauses contenues dans celui-ci. Pas de document émis directement de prestataire à client. Et comme Premier Assurance ne dispose d’aucun portail d’accueil, etc.
Bref les porteurs de Visa Premier qui croient disposer d’une assurance voyage seront bien inspirés de voyager d’abord jusqu’à leur agence bancaire pour changer de carte de paiement, puis de s’adresser à un assureur de métier et de meilleure réputation.
Il y a des marécages à éviter.